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journées portes ouvertes

prochain direct sur les parcours de recherche : rendez-vous le 29 janvier à 11h - direct sur la formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste : le 29 janvier à 14h - présentation de la formation continue : le 29 janvier à 16h - prochaine table-ronde sur les métiers du paysage : le 29 janvier à 18h - permanence téléphonique au 01 39 24 63 24 les 29 & 30 janvier (10h-13h & 14h-18h)

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Théories et démarches du projet de paysage

L’École nationale supérieure de paysage propose le parcours Théories et démarches du projet de paysage (TDPP) du Master 2 Agrosciences, Environnement, Territoires, Paysage, Forêt, porté par AgroParisTech et accrédité par l’Université Paris-Saclay.

Une ouverture aux sciences du paysage et du paysagisme

Le parcours TDPP est une formation unique en France dans le domaine du paysage, qui réunit la conception paysagiste et la théorisation du projet avec les sciences humaines et environnementales liées au paysage (géographie, anthropologie, histoire, écologie, agronomie, …). Il permet ainsi aux étudiants, qu’ils viennent des métiers de la conception, de l’ingénierie ou des disciplines universitaires, d’acquérir une spécialisation thématique ou méthodologique. Cette formation est recherchée pour la poursuite en doctorat ou pour les professions de la maîtrise d’ouvrage, de l’animation des politiques publiques de paysage et de patrimoine et pour le conseil des collectivités, administrations, associations.

Les objectifs pédagogiques

La formation permet aux étudiants d’expliciter la notion de processus de projet de paysage, de la commande à la conception, à la réalisation et à la gestion des espaces créés. Cela passe par :

  • expliciter et interpréter les pratiques paysagistes et les discours théoriques du paysage ;
  • comprendre et savoir analyser les différentes modalités de projet de paysage (conception, création, médiation, planification) ;
  • savoir mettre au point une analyse des systèmes de représentation des acteurs et des méthodes d’approche des perceptions des habitants par la concertation et la participation ;
  • pouvoir pratiquer le dialogue avec l’approche écologique et agronomique du paysage ;
  • maîtriser le contexte historique et géographique des projets de paysage, notamment sur les espaces d’interface (ville-nature-agriculture) ;
  • savoir construire une démarche de recherche, de la problématisation à la méthodologie, jusqu’à la rédaction scientifique.

Les débouchés

Le master TDPP ouvre aux métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la consultance, aux métiers de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage publique, parapublique et privée, aux métiers d’animation des politiques publiques de paysage et de patrimoine dans les collectivités publiques.

Comment s’inscrire ?

  • parcours ouvert aux étudiants ayant validé au minimum une année de M1, issus de disciplines et de cursus variés (paysage, géographie, urbanisme, philosophie, sociologie, écologie, architecture, …), souhaitant approfondir leurs connaissances sur le paysage et le projet, disposant d’une bonne culture générale ainsi que d’une aptitude aux démarches transversales et multidisciplinaires
  • candidatures à déposer en ligne sur le site www.universite-paris-saclay.fr
  • sélection par jury sur dossier et admission en fonction des places disponibles

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École nationale
supérieure de paysage
10, rue du Maréchal-Joffre,
78000 Versailles
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Eugénie Denarnaud
Docteure, paysagiste conceptrice

Rattachée à l’école doctorale ABIES de l’Université Paris-Saclay et travaillant au sein du Larep, Eugénie Denarnaud a soutenu sa thèse de doctorat en sciences du paysage intitulée Le jardin porte-paysage : Rencontre des urbanités dans le détroit de Gibraltar (Tanger, Maroc). Transdisciplinaire par essence, son domaine de recherche embrasse aussi l’Art et l’Anthropologie.

Comment résumer votre thèse ?

L’objet de ma recherche a été l’étude du lien au vivant qu’ont les Tangérois dans un contexte urbain exponentiel. Ce lien passe par le jardinage informel et vernaculaire, qui est une forme de réinterprétation de la culture paysanne alentour du pays Jbala.

Pourquoi une thèse en paysage ?

Le paysage est une science jeune, dont l’élaboration théorique est en plein questionnement. Le propos de mon travail est d’articuler le terrain à la dimension intellectuelle qu’il requiert afin de comprendre quelles approches croisées permettent de convoquer cette notion.

Quelles ont été les spécificités de votre démarche ?

Ma démarche a été profondément ancrée au terrain. J’ai croisé approches anthropologique, géographique, et artistique. Ma méthodologie était basée sur la collecte de fragments qui, agencés les uns aux autres, ont permis de dresser un constat perceptif de ce qu’est le paysage de Tanger.

Et maintenant ?

Dans l’immédiat, je souhaite mobiliser le fonds plastique, qui m’a servi à élaborer ma thèse auquel je voudrais conférer le statut d’œuvre, et mêler ainsi recherche plastique et recherche paysagiste. Je travaille aussi sur la figure des détroits à travers le monde, comme lieux d’interconnexion à la fois globalisés et ultra-localisés, sur la méthodologie des sciences du paysage, ainsi que sur les villes émergentes en Méditerranée et le lien qu’elles ont avec une tradition jardinière et un attachement à l’environnement privilégié ou rompu. Ce, en m’intéressant notamment aux plantes compagnes au quotidien dans la vie des habitants.

 

Marie-Laure Garnier
Paysagiste conceptrice, doctorante

Inscrite à CY Cergy Paris Université, Marie-Laure Garnier prépare un doctorat par le projet au sein du Larep dans le cadre de l’école doctorale Arts, Humanités, Sciences Sociales.

Quelle a été votre parcours avant de choisir la formation doctorale ?

Je suis diplômée de l’École nationale supérieure de paysage et de l’École normale supérieure de Paris, en Lettres. Mon apprentissage à la Ville de Paris, de 2013 à 2016, m’a permis de comprendre la relation du méta­bolisme urbain au paysage en réalisant une étude sur l’économie circulaire et les jardins publics. Après une expérience professionnelle en Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, en Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement puis en agence, je suis retournée en 2019 à ma réflexion liant le métabolisme urbain et le grand paysage. C’était dans le cadre d’une année de préfiguration de la Chaire Terres et paysage et de l’exposition Terres en mouvement, dont j’ai été co-commissaire et qui a été présentée à l’occasion de la première Biennale d’architecture et de paysage d’Ile-de-France.

Quel est le sujet de votre thèse ?

Terres mêlées, terres emmêlées. Repenser le cycle des terres inertes, du chantier d’excavation au projet de paysage, sous la direction de Patrick Moquay, Professeur et Directeur du Larep, et de Sylvie Salles, Professeure, avec le paysagiste Philippe Hilaire comme co-encadrant professionnel. Il s’agit pour moi de repenser le cycle des terres inertes de l’amont de leur production à l’aval de leur réception en analysant les conditions de leur mise en paysage.

Pourquoi une thèse par le projet ?

J’ai choisi de faire une thèse par le projet pour apporter une dimension réflexive au projet de paysage. Une thèse par le projet permet de répondre à des enjeux de société tout en gagnant en acuité de regard et de recul critique dans des domaines concrets, comme celui des terres inertes. Par ailleurs, je peux nourrir mon travail de recherche par une pratique d’ensei­gnement en projets de paysage. J’ai par exemple récemment co-encadré un groupe d’étudiants de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste lors de l’atelier Un parc dans la ville sous l’angle des mouvements de terre.