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journées portes ouvertes

prochain direct sur les parcours de recherche : rendez-vous le 29 janvier à 11h - direct sur la formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste : le 29 janvier à 14h - présentation de la formation continue : le 29 janvier à 16h - prochaine table-ronde sur les métiers du paysage : le 29 janvier à 18h - permanence téléphonique au 01 39 24 63 24 les 29 & 30 janvier (10h-13h & 14h-18h)

 Formations > Recherche et création
La recherche et la formation à la recherche

L’École nationale supérieure de paysage propose des parcours de recherche et de création en paysage et projet de paysage jusqu’au niveau doctoral. Ces parcours sont inscrits dans des pôles universitaires d’excellence. Ils s’appuient sur un laboratoire de recherche et trois chaires partenariales.

Une unité d’accueil de deux écoles doctorales

Le Larep, Laboratoire de recherche en projets de paysage, est une unité d’accueil de l’école doctorale ABIES de l’Université Paris-Saclay, qui propose des parcours interdisciplinaires principalement liés au domaine du vivant, et de l’école doctorale AHSS de CY Cergy Paris Université, qui propose notamment des parcours de recherche par le projet. Il réunit une équipe d’une quarantaine d’enseignants-chercheurs, spécialisés dans les questions de paysage et d’aménagement de l’espace, de chercheurs associés et de doctorants. L’objectif scientifique du Larep est la compréhension et l’analyse du projet de paysage, qui est abordé à travers la diversité de ses pratiques et dans ses multiples dimensions historiques, écologiques, épistémologiques et sociales, selon deux axes de travail :

  • savoirs et pratiques du projet de paysage ;
  • action publique, territoire et paysage.

Des actions thématiques sont développées en partenariat avec les trois chaires de l’établissement : la Chaire Paysage et énergie, la Chaire Terres et paysage et la Chaire Eau et paysage.

La formation doctorale

La durée de préparation d’un doctorat est de trois à quatre ans en moyenne. La formation doctorale représente cinquante heures par an pendant trois ans.

Les doctorants sont préparés sous la direction d’un directeur de thèse habilité à diriger des recherches et d’un co-directeur professionnel dans le cas des thèses par le projet.

Les débouchés

La formation doctorale permet d’accéder aux métiers de la recherche et de l’enseignement supérieur, aux métiers de l’aménagement public, aux emplois de recherche et développement dans les agences et les entreprises privées, ainsi qu’à des emplois dans des institutions internationales.

Chiffres-clés

  • 42 thèses de doctorat soutenues depuis 1996
  • 12 thèses en cours, toutes financées
  • 1 à 3 docteurs chaque année
  • 5 directeurs et directrices habilités à diriger des recherches

Comment s’inscrire ?

  • parcours ouvert aux titulaires d’un diplôme de master, de grade de master ou de titres reconnus comme équivalents (le Diplôme d’État de Paysagiste, comme le Diplôme de Paysagiste DPLG qu’il remplace, correspond à un grade de master)
  • inscriptions à l’école doctorale ABIES (Agronomie,Alimentation, Biologie, Environnement, Santé) de l’Université Paris-Saclay ou à l’école doctorale AHSS (Arts, Humanités, Sciences Sociales) de CY Cergy Paris Université
  • l’obtention d’une bourse de thèse est une condition nécessaire à l’inscription en doctorat (les bourses s’obtiennent sur candidature et après sélection auprès de différents organismes ou dans le cadre de contrats de partenariat)

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École nationale
supérieure de paysage
10, rue du Maréchal-Joffre,
78000 Versailles
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Eugénie Denarnaud
Docteure, paysagiste conceptrice

Rattachée à l’école doctorale ABIES de l’Université Paris-Saclay et travaillant au sein du Larep, Eugénie Denarnaud a soutenu sa thèse de doctorat en sciences du paysage intitulée Le jardin porte-paysage : Rencontre des urbanités dans le détroit de Gibraltar (Tanger, Maroc). Transdisciplinaire par essence, son domaine de recherche embrasse aussi l’Art et l’Anthropologie.

Comment résumer votre thèse ?

L’objet de ma recherche a été l’étude du lien au vivant qu’ont les Tangérois dans un contexte urbain exponentiel. Ce lien passe par le jardinage informel et vernaculaire, qui est une forme de réinterprétation de la culture paysanne alentour du pays Jbala.

Pourquoi une thèse en paysage ?

Le paysage est une science jeune, dont l’élaboration théorique est en plein questionnement. Le propos de mon travail est d’articuler le terrain à la dimension intellectuelle qu’il requiert afin de comprendre quelles approches croisées permettent de convoquer cette notion.

Quelles ont été les spécificités de votre démarche ?

Ma démarche a été profondément ancrée au terrain. J’ai croisé approches anthropologique, géographique, et artistique. Ma méthodologie était basée sur la collecte de fragments qui, agencés les uns aux autres, ont permis de dresser un constat perceptif de ce qu’est le paysage de Tanger.

Et maintenant ?

Dans l’immédiat, je souhaite mobiliser le fonds plastique, qui m’a servi à élaborer ma thèse auquel je voudrais conférer le statut d’œuvre, et mêler ainsi recherche plastique et recherche paysagiste. Je travaille aussi sur la figure des détroits à travers le monde, comme lieux d’interconnexion à la fois globalisés et ultra-localisés, sur la méthodologie des sciences du paysage, ainsi que sur les villes émergentes en Méditerranée et le lien qu’elles ont avec une tradition jardinière et un attachement à l’environnement privilégié ou rompu. Ce, en m’intéressant notamment aux plantes compagnes au quotidien dans la vie des habitants.

 

Marie-Laure Garnier
Paysagiste conceptrice, doctorante

Inscrite à CY Cergy Paris Université, Marie-Laure Garnier prépare un doctorat par le projet au sein du Larep dans le cadre de l’école doctorale Arts, Humanités, Sciences Sociales.

Quelle a été votre parcours avant de choisir la formation doctorale ?

Je suis diplômée de l’École nationale supérieure de paysage et de l’École normale supérieure de Paris, en Lettres. Mon apprentissage à la Ville de Paris, de 2013 à 2016, m’a permis de comprendre la relation du méta­bolisme urbain au paysage en réalisant une étude sur l’économie circulaire et les jardins publics. Après une expérience professionnelle en Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, en Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement puis en agence, je suis retournée en 2019 à ma réflexion liant le métabolisme urbain et le grand paysage. C’était dans le cadre d’une année de préfiguration de la Chaire Terres et paysage et de l’exposition Terres en mouvement, dont j’ai été co-commissaire et qui a été présentée à l’occasion de la première Biennale d’architecture et de paysage d’Ile-de-France.

Quel est le sujet de votre thèse ?

Terres mêlées, terres emmêlées. Repenser le cycle des terres inertes, du chantier d’excavation au projet de paysage, sous la direction de Patrick Moquay, Professeur et Directeur du Larep, et de Sylvie Salles, Professeure, avec le paysagiste Philippe Hilaire comme co-encadrant professionnel. Il s’agit pour moi de repenser le cycle des terres inertes de l’amont de leur production à l’aval de leur réception en analysant les conditions de leur mise en paysage.

Pourquoi une thèse par le projet ?

J’ai choisi de faire une thèse par le projet pour apporter une dimension réflexive au projet de paysage. Une thèse par le projet permet de répondre à des enjeux de société tout en gagnant en acuité de regard et de recul critique dans des domaines concrets, comme celui des terres inertes. Par ailleurs, je peux nourrir mon travail de recherche par une pratique d’ensei­gnement en projets de paysage. J’ai par exemple récemment co-encadré un groupe d’étudiants de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste lors de l’atelier Un parc dans la ville sous l’angle des mouvements de terre.