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journées portes ouvertes

prochain direct sur les parcours de recherche : rendez-vous le 29 janvier à 11h - direct sur la formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste : le 29 janvier à 14h - présentation de la formation continue : le 29 janvier à 16h - prochaine table-ronde sur les métiers du paysage : le 29 janvier à 18h - permanence téléphonique au 01 39 24 63 24 les 29 & 30 janvier (10h-13h & 14h-18h)

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La validation des acquis de l’expérience

La VAE est la possibilité pour des personnes ayant une expérience professionnelle salariée, non salariée ou bénévole, d’avoir accès à une formation ou de solliciter l’obtention d’un diplôme. L’École nationale supérieure de paysage met en œuvre, pour l’ensemble des écoles délivrant le Diplôme d’État de Paysagiste, un dispositif de validation des acquis de l’expérience pour l’obtention du Diplôme d’État de Paysagiste.

Les acquis de l’expérience sont appréciés par un jury indépendant sur la base d’un dossier remis par le candidat et après entretien du jury avec celui-ci. Ce jury est composé d’une majorité d’enseignants ainsi que de personnes ayant une activité principale autre que l’enseignement et compétentes pour apprécier la nature des acquis, notamment professionnels, pour lesquels la validation est sollicitée. Au préalable, un accompagnement est proposé à chaque candidat qui souhaite une aide méthodologique pour constituer son dossier. Le candidat peut également bénéficier d’un congé pour validation des acquis de l’expérience.

Le délai constaté est généralement de 8 à 10 mois entre la prise de contact par le candidat, les entretiens d’orientation, l’accompagnement, les dépôts des différents dossiers et l’entretien devant le jury. Après l’entretien, le jury détermine les connaissances et les aptitudes déclarées comme acquises. Il précise l’étendue de la validation accordée le cas échéant :

  • la validation intégrale et l’obtention du diplôme ;
  • la validation partielle avec des compléments de formation ou d’expérience proposés par le jury.

En cas de validation partielle, l’École nationale supérieure de paysage met en place avec le candidat un contrat de formation précisant le programme complémentaire de formation ou d’acquisition de nouvelles expériences. À la fin de celui-ci, le candidat est convoqué devant un deuxième jury pour la validation intégrale selon les modalités définies par le premier passage en jury.


Parcours pour les professionnels et les acteurs du paysage

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10, rue du Maréchal-Joffre,
78000 Versailles
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Laurence Monnet
CESP 2018

Quel a été votre parcours et pourquoi avoir choisi d’intégrer la formation menant au CESP ?

Après une formation initiale de 6 ans en sciences et techniques de la nature et de la terre, puis en aménagement et développement rural, débouchant sur le titre d’Eco-conseiller®, j’ai exercé au CAUE 05, en bureau d’études, dans des associations de citoyens et d’élus, en Savoie en particulier, et aujourd’hui à l’Agence régionale de l’énergie et de l’environnement d’Auvergne-Rhône-Alpes. Après 25 années d’expérience professionnelle, le CESP a concrétisé mon souhait de reconnecter travaux professionnels et activités personnelles de nature et d’art graphique.

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée pendant la formation ?

J’ai trouvé pendant cette année un formidable espace d’expression et d’échange. L’enseignement renforce l’écoute de nos émotions et de notre intuition, comme un véritable outil de compréhension et de conception. Cette année m’a redonné de la confiance et du sens à mon engagement professionnel. Le projet le plus abouti sur lequel j’ai travaillé a été celui du workshop Waterscape organisé en partenariat avec l’Escola Tècnica Superior d’Arquitectura de Barcelona. Après une semaine à Barcelone, notre groupe de trois personnes, entouré de la bienveillance de nos encadrants, a eu un immense plaisir à concevoir le projet INTERLACE : un espace public reconnectant le quartier Cornella avec la rivière Llobregat, redonnant une place particulière à l’eau.

Et maintenant ?

En juin 2020, j’ai créé Parcours paysages (parcourspaysages.com), une microentreprise de conseil et d’éducation à l’environnement et au paysage, dont le cœur d’activité est la lecture de paysage comme levier pour modifier notre rapport à l’espace. Je propose aux bureaux d’études, aménageurs, artistes, … de les aider à comprendre et formuler les transformations spatiales d’hier et d’aujourd’hui pour imaginer les paysages de demain et à concevoir des outils « sensibles ». J’anime aussi des ateliers de lecture et d’expression paysagères en direction du grand public, en Val de Drôme en particulier, mais aussi pour des organismes de formation.

 

Camilla Bernstein
Paysagiste conceptrice, promotion 2018, VAE

Quels ont été votre formation et parcours professionnel avant la VAE ? Qu’est-ce qui vous a décidée à présenter le DEP par la VAE ?

Je suis architecte diplômée de l’École d’architecture de Florence en Italie. Après une année d’expérience professionnelle dans des agences d’architecture et d’urbanisme à Rome, je me suis tournée vers la France, dont je commençais à connaître les pratiques et les enseignements du paysage. Mon objectif était de me rapprocher du métier de paysagiste et d’approfondir mes connaissances à travers l’expérimentation pratique du milieu professionnel. Après six années passées dans des agences de paysage à Paris, j’ai ressenti le besoin de me doter d’un espace de réflexion sur mon parcours, dont j’avais l’impression de ne plus avoir la maîtrise en raison du rythme et des délais de production imposés par le travail. L’expérience de la VAE répond à cette attente, en créant un moment de recul, nécessaire pour mesurer les distances et le temps parcouru et pour comprendre où je veux me diriger.

Comment s’est déroulé votre parcours de VAE, avez-vous été surprise du travail exigé ?

J’ai entrepris le parcours de VAE parallèlement à mon activité salariée à temps plein. Le travail exigé a demandé un engagement de temps et d’énergie, dont je n’avais plus l’habitude : de façon inattendue, cet exercice m’a obligée à sortir des réflexes de production professionnels pour élaborer un récit plus personnel.

Qu’est-ce que vous a apporté l’accompagnement personnalisé ?

L’accompagnement personnalisé m’a incitée à profiter du temps de réflexion nécessaire à la rédaction du dossier prévu pour le deuxième jury afin de questionner de manière plus approfondie mon parcours professionnel et pour clarifier ce qui m’intéresse. La présence d’un regard extérieur m’a aidée à prendre du recul sur mon parcours et à donner un caractère plus identitaire à l’organisation de mon argumentaire.

Qu’est-ce que la VAE a changé dans votre parcours professionnel et personnel ?

Le recul sur mon expérience m’a montré la nécessité de réorienter mon parcours vers des expériences professionnelles plus proches de mes intérêts. Il m’a, d’un côté, incitée à réévaluer le type de structures, d’initiatives et de projets dont je souhaitais faire partie et, de l’autre, il m’a permis d’officialiser mes compétences de paysagiste avec l’affirmation d’une nouvelle posture professionnelle.