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journées portes ouvertes

prochain direct sur les parcours de recherche : rendez-vous le 29 janvier à 11h - direct sur la formation menant au Diplôme d'État de Paysagiste : le 29 janvier à 14h - présentation de la formation continue : le 29 janvier à 16h - prochaine table-ronde sur les métiers du paysage : le 29 janvier à 18h - permanence téléphonique au 01 39 24 63 24 les 29 & 30 janvier (10h-13h & 14h-18h)

 Formations > Diplôme d’État de Paysagiste
L’admission à post-bac

L’accès à la formation menant au DEP est sélectif. Le succès au concours d’entrée suppose maturité, affirmation d’une personnalité et savoir-faire spécifiques. Pour atteindre cet objectif, l’École nationale supérieure de paysage propose aux bacheliers un Cycle préparatoire aux études de paysage sur deux ans.

L’organisation des études

Le Cycle préparatoire est constitué de deux années : l’année commune et pluridisciplinaire Arts, Paysage, Architecture suivie de la Classe préparatoire aux études de paysage.

La formation Arts, Paysage, Architecture est conçue en partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles (ENSA-V) et l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy (ENSAPC). Inédite en France, cette année commune aux trois écoles permet aux étudiants de se former aux fondamentaux des trois disciplines et de construire leur projet d’orientation. La Classe préparatoire aux études de paysage est, quant à elle, exclusivement consacrée à des enseignements propres au paysage et prépare plus spécifiquement au concours commun national d’entrée à la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste par la voie interne.

Année commune Arts, Paysage, Architecture

De niveau L1, Arts, Paysage, Architecture propose un programme d’enseignement pluridisciplinaire permettant aux étudiants de mûrir leur projet d’orientation et de développer une pratique personnelle du projet. Une large place est donnée à une pédagogie active au travers quatre moments de production successifs.

La formation combine apports théoriques et mises en situation tandis que l’apprentissage par la conception en ateliers de projet est favorisé. Outre une ouverture sur les trois disciplines, la pédagogie mobilise les compétences transversales pour permettre aux étudiants de gagner en autonomie, développer leur pratique, devenir acteurs et auteurs de leurs projets.

Avec le Journal de recherche personnelle, chaque étudiant bénéficie d’un tutorat par un enseignant référent, qui suit sa progression tout au long de l’année.

Une phase d’orientation prévue au second semestre permet aux étudiants de choisir leur voie. En fin d’année, une commission de suivi émet un avis général sur le déroulement de la scolarité. Elle valide les 60 ECTS affectés à l’année, se prononce sur le choix d’orientation formulé et l’admission en année supérieure, soit en Classe préparatoire aux études de paysage, soit en L2 d’architecture à l’ENSA-V ou en L2 d’arts à l’ENSAPC.

La Classe préparatoire aux études de paysage

Cette 2e année est structurée de manière à poursuivre l’initiation à la démarche de projet de paysage notamment dans le cadre d’ateliers pluridisciplinaires. Les enseignements techniques, scientifiques et plastiques viennent en appui. L’année est découpée en plusieurs unités d’enseignement (UE) :

  • Initiation au projet de paysage permet d’appréhender un site de manière globale et sensible, de communiquer la perception d’un lieu graphiquement et plastiquement, d’imaginer ses transformations ;
  • Culture technique et sciences de l’environnement forme à la connaissance des systèmes de construction des paysages et à leur mise en œuvre, à la compréhension des milieux vivants et de leurs dynamiques et inclut des mises en situation dont le jardinage ;
  • Outils transversaux concerne les outils de représentation et les techniques numériques, la recherche documentaire, l’expression écrite et orale et l’enseignement de l’anglais.

Le projet personnel et professionnel de l’étudiant fait l’objet d’une UE spécifique, qui prévoit également deux stages pratiques à réaliser au second semestre dans un contexte horticole.

Comment s’inscrire ?

  • Arts, Paysage, Architecture — année ouverte aux lycéens préparant un Baccalauréat général ou technologique et aux étudiants déjà titulaires du Baccalauréat ou équivalent — candidatures exclusivement sur parcoursup.fr — recrutement sur dossier et après entretien
  • Classe préparatoire aux études de paysage — année ouverte aux étudiants ayant satisfait aux conditions de validation de la 1re année — accès direct possible après examen du dossier et entretien pour les étudiants ayant validé 60 ECTS dans l’enseignement supérieur (dans la limite des places disponibles)

Diplôme d’État de Paysagiste





    
École nationale
supérieure de paysage
10, rue du Maréchal-Joffre,
78000 Versailles
ecole-paysage.fr |  

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Florent Bessoud
Paysagiste concepteur, promotion 2020

Quelle a été votre formation avant de rejoindre l’école ? 

J’ai obtenu un Bac Scientifique, option Sciences de la Vie et de la Terre. Ensuite, j’ai suivi un BTSA Aménagements paysagers et une classe préparatoire aux études de paysage. 

Pourquoi des études en paysage ? 

Je pense que c’est une suitede rencontres et d’événements. Mon éducation m’a permis de forger un regard sur le vivant, la montagne et l’agriculture. Je voulais travailler dans la conception de ces mondes particuliers et intimes que sont les jardins. Au fur et à mesure de la formation, mon regard s’est tourné vers l’horizon de ces jardins. Un saut d’échelle m’a alors amené à une réflexion sur l’espace commun, le vivant dans tous ses états et sous toutes ses formes. En fait, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre : il faut vivre ces études pour le comprendre, car c’est une expérience de paysage permanente. 

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué ? 

Je pense que ce qui fait la force de l’enseignement, ce sont les différentes personnalités des enseignants, des intervenants et des étudiants, ainsi que tous les échanges que l’on peut avoir. Une grande liberté nous est accordée : on devient totalement acteur de la formation et on définit sa place au sein de la promotion. L’enseignement nous pousse vers une prise de position personnelle que l’on construit et que l’on affirme. On se construit autant humainement que professionnellement.

Pouvez-vous citer un projet qui vous a marqué ?

Le projet qui m’a le plus marqué est sans aucun doute mon projet de fin d’études. Pas simplement pour le fait que ce soit le projet qui est l’aboutissement de la formation et que l’on conduit de façon personnelle du début à la fin. C’est aussi en lien avec le contexte du confinement, qui a nécessité d’aller chercher des ressources insoupçonnées, de trouver de nouvelles manières de faire, pour le mener à bien. Je pense que les projets cette année dégageaient cette envie et ce besoin de changer de regard sur le monde pour y projeter quelques pistes d’équilibre qui nous font défaut aujourd’hui. Mon site d’étude se trouvait en Haute-Savoie, la vallée de l’Arve, qui présente de forts risques d’inondation du fait du changement climatique actuel. L’idée était de poser un regard différent sur ce site en essayant de sortir du cadre linéaire qu’impose la géomorphologie de vallée glaciaire. Mon projet offrait une nouvelle figure territoriale qui s’appuie sur les éléments forts de ce paysage pour faire avec l’instabilité propre aux territoires de montagne. 

Et maintenant ?

Actuellement, je complète ma formation avec un Master 2 en Urbanisme et Projet Urbain à Grenoble. Cela me permet d’approfondir mes connaissances sur la ville et d’ouvrir des possibilités sur des thématiques et des sujets spécialisés. 

Marie Salvatge
Paysagiste conceptrice, promotion 2019

Quelle a été votre formation avant de rejoindre l’école ?

J’ai très vite été attirée par les métiers de la conception. Dès le lycée, je me suis orientée vers un Bac STI Arts Appliqués au lycée des Arènes de Toulouse, puis j’ai suivi un BTS Design d’espaces, qui m’a initiée au monde de l’architecture et du paysage. Voulant concrétiser ce choix d’orientation, j’ai obtenu une licence en Architecture. Suite à une série de rencontres, l’envie de devenir paysagiste s’est affirmée.

Vous avez suivi le programme EMiLA. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Ce programme est une grande opportunité pour les étudiants, car il permet d’étudier dans deux pays différents dans leur culture et dans leur rapport au paysage, de développer un esprit critique et plus ouvert. Il donne une réelle liberté d’expression et de représentation et permet d’affirmer ses choix et sa vision en tant que paysagiste dans le contexte européen. J’ai d’abord choisi d’aller à Hanovre, en Allemagne, où les espaces publics sont ouverts et où l’approche du paysage est tournée vers les usagers, dans une démarche participative et intégrative. Mon deuxième choix de destination a été Edimbourg, en Ecosse, un territoire carte postale avec des paysages sans fin, au bout du monde, entre terre et mer. L’enseignement donné au Edinburgh College of Art est très riche, pluridisciplinaire et international : il n’y a pas de limites dans la conception. Le paysage s’inspire de toutes les cultures et disciplines qu’il côtoie. Cette expérience m’a permis de tester des matériaux et des outils tout en développant un projet de paysage convaincant, qui a été l’amorce de mon projet de fin d’études.

Quel projet vous a particulièrement marquée ?

Leben in wald (« Vivre dans la forêt ») qui a été réalisé en binôme avec un étudiant de ma promotion parti en échange à Hanovre au même moment, Thomas Vogel, à l’occasion d’un concours étudiant réunissant trois écoles allemandes. Il a été commandé par la ville de Wolfsburg pour concevoir et réaliser un projet temporaire sur Rabenberplatz, place publique située au cœur d’un quartier construit dans les années 1970. Cet exercice visait à l’élaboration d’un dossier complet de projet de paysage à petite échelle, intégrant les dimensions technique, budgétaire et participative. Notre parti pris a été de remettre le quartier au cœur de la forêt Rabenberwald, perçue comme une barrière, grâce à la création de structures en bois démontables faisant franchir aux habitants les murets et autres limites pour les guider jusqu’à la forêt. Nous avons aussi proposé d’organiser des récoltes collectives de plantes forestières afin de les planter en massifs sur la place, la construction d’abris pour oiseaux, insectes et chauves-souris, …

Et maintenant ?
Aujourd’hui, je travaille dans une agence de paysage, d’urbanisme et d’architecture à Lyon, BIGBANG Office. Je profite pleinement de l’expérience EMiLA qui m’a permis de développer ma capacité d’adaptation à une grande diversité de projets, par exemple de la maîtrise d’œuvre publique ou de la planification paysagère en urbanisme.

Philomène Muir
Étudiante en 3e année, apprentissage

Pourquoi des études en paysage ?

Au vu de mon parcours, c’est, entre autres, la pluridi­sciplinarité qui m’a attirée dans le paysage. Cette discipline est à la croisée de nombreux domaines comme la littérature, l’art, les sciences, la sociologie, la politique,… Ce qui m’a aussi décidée, c’est le sentiment de devenir actrice sur le territoire et de pouvoir mettre des choses en œuvre pour tous, le vivant et le non-vivant. Maintenant, pendant les études, je découvre la pluralité des échelles de travail ainsi que la liberté de se créer ou de cultiver sa propre identité dans les projets.

Vous êtes apprentie ?

Oui, j’effectue mon apprentissage chez FOLIUS Ecopaysage, une agence en Seine Maritime (76). Pour moi, l’intérêt c’est de pouvoir confronter ma posture d’étudiant avec la réalité du monde du travail et de combiner ces deux expériences pour avoir un bagage solide pour l’avenir.

Pouvez-vous citer un exercice sur lequel vous avez travaillé et qui vous a marquée?

L’Atlas, en deuxième année, qui a été un travail passionnant. C’était la première fois que je travaillais à une si grande échelle (environ 40 km). Cet exercice a été très enrichissant par la diversité des approches que nous devions mettre en œuvre pour comprendre les enjeux d’un territoire : entretiens avec des acteurs locaux, dessin de la carte, rédaction de l’atlas, croquis d’ambiance, photographies et surtout une part très importante de terrain. Nous sommes allés six ou sept fois à Limoges de juin 2019 à janvier 2020 pour décortiquer ce paysage, identifier les entités qui le composent et rencontrer ceux qui le dessinent tous les jours.

Un projet professionnel à la sortie des études ?

Grâce à l’apprentissage, si tout se passe bien, je poursuivrai chez FOLIUS Ecopaysage, diplôme en poche !

Clément Vacca
Étudiant en 2e année, Marseille

Quelle a été votre formation avant de rejoindre l’école ?

J’ai passé un Bac STI2D (Sciences et Technologies Industrielles du Développement Durable), puis, par la suite, j’ai intégré une classe de BTSA Aménagements paysagers. Après mon BTS, je sentais que j’avais des lacunes notamment sur la dimension artistique des projets. Après une année de classe préparatoire aux études de paysage, j’ai réussi le concours d’entrée de l’école.

Pourquoi des études en paysage ?

Le paysage pour moi c’est l’occasion de mettre en avant son imaginaire, le confronter avec la réalité, mais c’est aussi l’opportunité d’en apprendre sur tous les domaines qui composent notre société.

Pourquoi avoir choisi le site de Marseille ?

Étant originaire de Toulon, avoir la possibilité d’étudier à Marseille a été une chance pour moi de pouvoir en apprendre davantage sur mon territoire. Les projets sont conduits de manière extrêmement concrète et pragmatique. Marseille, c’est aussi un effectif assez réduit d’une quinzaine d’étudiants, ce qui favorise l’échange et le partage et permet une grande proximité avec le corps enseignant.

Un exercice qui vous a marqué ?

Au cours de la première année qui est commune à tous les étudiants, l’atelier de projet n°3, Conduire le vivant, le droit à l’erreur, nous a fait passer de manière concrète par les différentes étapes d’un projet en s’appuyant sur les dynamiques du vivant présentes sur et autour d’un site et en composant à partir de l’existant. On analyse, on se concerte, on propose, on débat autour de propositions d’aménagements puis on conçoit, on réalise et on présente au maître d’ouvrage un projet avec des pistes d’évolution dans l’espace et le temps. Le tout a été organisé pendant trois semaines à Marseille et en toute convivialité.

Quel est votre projet professionnel ?

J’aimerais dans un premier temps travailler aux côtés de professionnels du métier pour acquérir un maximum de connaissances et d’autonomie. Puis pouvoir par la suite monter ma propre agence.

Lila Broisin
Étudiante en Arts, Paysage, Architecture

Quelle a été votre formation avant d’intégrer le cycle préparatoire ?

Après mon Bac S, j’ai fait une année de médecine, puis j’ai changé de voie pour faire un BTSA Aménagements Paysagers à Montreuil. L’année dernière j’étais en CPGE – ATS Métiers du Paysage, toujours à Montreuil, qui est en partenariat avec l’Université Paris 13, ce qui m’a permis d’avoir une Licence en Géographie et Aménagement.

L’année Arts, Paysage, Architecture (APA), pourquoi ?

Dès que j’ai su que l’école de paysage proposait une nouvelle formation, cela m’a tout de suite intriguée. Je me demandais comment allait se dérouler l’année avec trois écoles. Une idée géniale de mêler ces trois disciplines quand on a du mal à faire un choix d’orientation ou bien quand on s’intéresse à ces trois domaines. J’ai choisi l’APA premièrement car c’est une formation qui permet de devenir paysagiste, ce qui est mon souhait. Je me suis aussi dit qu’en APA j’allais vivre des expériences inattendues. J’ai choisi cette formation également pour son objectif d’échange. Je pense qu’il est important en tant que future paysagiste, architecte ou artiste de savoir travailler avec des personnes faisant un autre métier et ayant une vision différente sur une ville, un film ou une peinture par exemple. Être étudiante en APA, c’est faire partie de trois écoles, de Versailles à Cergy.

Qu’est-ce qui vous a le plus marquée dans l’enseignement depuis la rentrée ?

Notre dernier atelier Le festin m’intrigue : on va devoir organiser un festin à la fin de l’année et j’ai hâte ! Nous avons aussi travaillé, par groupe de cinq, à concevoir une salle avec des planches de 5 m × 12 cm en les assemblant.

Pouvez-vous décrire un projet sur lequel vous êtes en train de travailler ?

Nous avons commencé une nouvelle saison qui s’appelle Le Voyage. Avec le confinement, on voyage autrement : sur un rayon d’un kilomètre autour du bassin du Potager du Roi. Le projet de cette saison est de créer un court métrage avec la notion d’exogène et de périphérie à partir d’une lecture de paysage. Pour le moment, on crée des cartes sensibles à partir de ce que l’on voit lors de visites sur le terrain.

Avez-vous déjà fait un choix d’orientation pour la fin de l’année?

Oui ! J’aime l’art et l’architecture mais le métier de paysagiste m’intrigue et me donne envie.

Atelier 1 – Le relief

21 sept.-17 nov. 2020
Travail de 1re année de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste

La question du relief, de la topographie naturelle ou artificielle, est plus qu’un paramètre dans la genèse d’un paysage. Elle en est la condition. Sans relief, minuscule, imperceptible ou gigantesque, pas de paysage, pas de projet de paysage. Le relief est support et matière, le relief est le dessus et le dessous. Le relief est plastique : il se plie, se tord ou se détend en fonction des énergies qui le traversent. Energies naturelles ou artificielles parce que liées à l’homme. Le relief s’éprouve physiquement. Sans ces socles enracinés ou mobiles, pas de paysages. Tout est en mouvement. Capter ces mouvements pour les utiliser, les modifier ou les laisser filer est un des rôles majeurs des paysagistes. Ce premier atelier a pour objectif d’apprendre à représenter le relief et à le transformer en acquérant des outils d’écriture en 2D (ex. : les courbes de niveau) et en 3D (ex. : la maquette et l’impression 3D).

Encadrants : Alexis Faucheux, Alexis Feix, Bruno Tanant, Henri Wagner.

Hugo Decoux
Amaury Durand
Amaury Durand
Adrien Nizon
Adrien Nizon
Alice Foulon
Alice Foulon
Angèle Pellier
Léa Salard
Léo Lemarie
Malo Deneufbourg
Pierre Médecin
Noémie Doistau Courel
Atelier 2 – Créer un lieu dans la ville

30 nov. 2020 – 26 janv. 2021
Travail de 1re année de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste   

L’atelier expérimente une démarche de projet de paysage induite par le regard des étudiants sur les qualités d’un lieu à travers le dessin, la photo, la maquette. Les intentions de projet sont testées en lien à ces qualités et développées en prenant la mesure du lieu en plans, coupes, croquis et maquettes. L’objectif est de comprendre que le regard paysagiste porté sur un lieu est orienté par la sensibilité et des choix. En cela, ce regard est porteur de projet.

Encadrants : Marie-Hélène Loze avec Élisabeth Ferron, Aurélien Ramos avec Janique Bourget, Sylvie Salles avec Emmanuelle Blanc.

Albert Nougues
Albert Nougues
Chapentier Kreder et Desmaele
Flavier Brochier et Élodie Wielgus
Sarah Bronsard et Matthias Collardelle
Margaux Gastebois et Manon Thomas
Pierre Pertuisot et Marie-Pia Sindt
Lectures critiques

1er semestre 2020
Travail de 2e année de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste   

Ces travaux dirigés sont complémentaires du module de cours magistraux Espaces ouverts urbains qui apporte des connaissances sur l'histoire du paysagisme urbain de la fin du 19e siècle à aujourd'hui (systèmes de parcs, cités-jardins, espaces libres de l'entre-deux guerres, paysagistes et grands ensembles, la ville-paysage des années 1980, etc.). Il s’agit d’explorer la question de la relation bâti – espaces extérieurs à différentes échelles (ville-quartier-détails) et de sa représentation. Le TD alimente la réflexion menée sur ces sujets en ateliers de projets au premier semestre de la 2e année menant au Diplôme d’État de Paysagiste (AT5 et AT6). Le rôle structurant du paysage est décliné à travers différents types de quartier : cités-jardins, grands ensembles et quartiers contemporains (ilots ouverts, éco-quartiers). Il est l’occasion d’aborder le rôle joué par le paysage dans la notion de patrimoine, notamment concernant les réalisations du 20e siècle et les quartiers d’habitat social. La présentation finale s’effectue sous forme de carnets chinois qui permettent à la fois de feuilleter un cahier A3 portrait et d’exposer le travail en dépliant le carnet.

L'étude de la Cité-jardins de la Butte-Rouge, à Chatenay-Malabry, 92 (architectes : Joseph Bassompierre, Paul de Rutté, Paul Sirvin et Pierre Sirvin - paysagiste : André Riousse) a été proposée aux étudiants. Cet ensemble unique de 3800 logements a été réalisé de 1930 à 1965 sur 70ha et fait l’objet de projets de transformation. Les différentes temporalités de construction y sont donc rassemblées sur un même site, facilitant un arpentage commun en cette période particulière. À sa création le projet associe la contribution d’un paysagiste, pour la première fois dans une opération de logement social, ici portée par l’office public d’HBM de la Seine. Les savoirs faire paysagistes mobilisés pour aménager ce site vallonné, en bordure de la forêt de Verrières, sont encore lisibles aujourd’hui, notamment dans les qualités particulières des dispositifs d’articulation entre les bâtiments et les espaces extérieurs. Les étudiants ont pu les observer, les relever et les interroger à partir d’une thématique choisie, telle que l’évolution des mobilités, le rapport à la forêt, l’insertion dans la topographie, l’importance des jardins familiaux, les systèmes de vues, … Grace à ce travail, mis en perspective par une comparaison avec une autre réalisation, ils ont pu interroger le projet actuel de densification du site, généré par l’arrivée prochaine du tramway, et une volonté de « mixité sociale » où la compréhension du paysage semble peu présente. Entre architecture et dimension environnementale, il s’agit de comprendre et expliciter ce que le projet de paysage original dessiné et mis en œuvre peut apporter aujourd’hui.

Les étudiants ont été répartis en 11 groupes de 3 à 4 personnes chacun. Ils ont abordés la Butte-Rouge par différents sites, thématiques et problématiques. Nous présentons les travaux de deux d’entre eux :

  • Le groupe 4, constitué de Théo Lambert, Nicolas De Bel-Air, Yann Riou et Elodie Guillemot, a travaillé sur les tranches 5 et 7 et plus particulièrement sur le bâtiment horizon entre les rues Lamartine et Marcellin Berthelot. Piqués de curiosité par cet édifice singulier, ils l’ont étudié sous tous les angles en tâchant de répondre à la problématique initiale, exprimée de la manière suivante : en quoi le bâtiment pilotis bouscule-t-il les seuils et les limites au sein de son environnement ?
  • Le groupe 11, constitué de Madeleine Allain, Candice Gendrey, Moé Muramatsu et Ewen André, a travaillé sur la 7e et dernière tranche caractérisée par la forme architecturale des plots. La situation en lisière de forêt a motivé leur choix et c’est par ce biais qu’ils ont étudiés cette partie de la Butte-Rouge autour de la problématique de l’intégration du contexte existant lors de sa construction.

Responsable : Bernadette Blanchon, architecte dplg, maître de conférences. Avec : Hermeline Carpentier, paysagiste dplg, et Jean Chevalier, architecte DE et paysagiste. 

Présentation d'un carnet chinois déplié
Articuler bâtiments et espaces collectifs par les passages, la végétation et le nivellement.
Articuler bâtiments et espaces collectifs par les passages, la végétation et le nivellement.
Articuler bâtiments et espaces collectifs par les passages, la végétation et le nivellement.
Axonométrie quartier : vue vol d’oiseau de la cité jardin de la Butte-Rouge avec identification des bâtiments singuliers, par Théo Lambert (groupe 4).
Coupe : un bâtiment plongeant dans son quartier (groupe 4).
Végétation : vue depuis le bâtiment, peinture acrylique, par Yann Riou (groupe 4).
Contexte : Chatenay-Malabry par rapport aux boisements environnants et à la Bièvre, par Moé Muramatsu (groupe 11).
Coupes : deux coupes transversales sur la lisière, entre la forêt et les plots (groupe 11).
Détails entrées : croquis des entrées, dispositifs spécifiques permettant l’adaptation à la topographie (groupe 11).
Atelier 5 – Parc en ville

21 sept. – 3 nov. 2021
Travail de 2e année de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste   

Dans le cadre de l’atelier 5, les étudiants de deuxième année travaillent sur une des typologies les plus emblématiques du projet de paysage : le parc en ville. Les travaux questionnent la place du parc au 21e siècle, traitant de notions variées comme l’écologie, le bien-être, la liberté, la beauté en s’inscrivant dans deux contextes distincts que sont le site des Mortemets à Versailles et le Clos Saint-Louis à Dammarie-les-Lys. À travers ce processus les étudiants développent une narration allant du diagnostic au projet spatial et présentent leurs visions pour le parc de demain. L’atelier 5 s’est tenu entièrement en anglais. Les étudiants se sont constitués en trois groupes, chacun des groupes abordant un site d’étude à travers des consignes et une approche propres aux encadrants.

Encadrants : Lauri Mikkola et Thomas Boyer, Lorenzo Majer et Ilana Cohen.

Madeline Accarain et Antoine Angot
Romain Caroff et Alexandre Laban
Romain Caroff et Alexandre Laban
Candice Gendrey et Constance Vidon
Candice Gendrey et Constance Vidon
Ariane Lenhardt et Hélène d'Hier
Michele Totoy et Yuhul Gao
Michele Totoy et Yuhul Gao
Michele Totoy et Yuhul Gao
Adriano Duarte et Francesca Ulivi
Adriano Duarte et Francesca Ulivi
Ewen André et Thomas Jathière
Ewen André et Thomas JathiSère
Ambroise Carle et Sarah Bronsard
ClaireDaoudi et Moé Muramatsu
Tiphaine Laurent et Axel Said
Anaïs Malmazet et Elodie Guillemot
Elise Potier et Suzy Pensuet
Elise Potier et Suzy Pensuet
Workshop Carte Blanche

5-8 oct. 2020
Travail de 3e année de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste

Pour ouvrir le programme artistique de 3e année, le workshop Carte blanche invite pendant 3 jours consécutifs les étudiants à entrer dans l’univers personnel d’un artiste invité ou d’un artiste-enseignant de l’école. En 2020, les encadrants énoncent trois sujets d’expérimentation. Ils concernent tous les notions de mémoire, de trace, d’effacement, de disparition ou de renouvellement plus ou moins visibles des paysages urbains ou des lieux de lisières. Olivier Marty propose à une quinzaine d’étudiants d’aborder cette notion d’effacement / recouvrement au moyen d’une production picturale ou photographique, d’essence principalement abstraite. Les processus de travail, les formats et les techniques sont entièrement libres.

Encadrants : Samira Ahmadi-Ghotbi, Olivier Marty, Cynthia Walsh.

 

 

Chloé Vincent
Delaporte
Hyppolite Leblanc
Hyppolite Leblanc
Johan Cornu
Julia Simonnet
Thea McKenzie
Mathilde Baranez et Manon Quemener
Projet de fin d’études

Travail de 3e année de la formation menant au Diplôme d’État de Paysagiste

Le projet de paysage exprime une démarche spécifique, un positionnement propre et ouvre le débat. Pour leur projet de fin d’études, qui fait l’objet d’une soutenance publique, les étudiants sont repartis en groupes thématiques ou selon des zones géographiques. Ce travail doit leur permettre de démontrer leur autonomie dans la démarche de conception de projets de paysage à toutes les échelles, de démontrer la dimension de recherche et de création dans leurs propositions, ainsi que leur compréhension des grands enjeux paysagers actuels et futurs. Le projet de fin d’études intègre différentes dimensions de la démarche de projet de paysage : les arts plastiques, la culture technique, les sciences humaines et la représentation.

 

Margaux Fouquet
Margaux Fouquet
Margaux Fouquet
Karim Lahiani
Karim Lahiani
Karim Lahiani
Karim Lahiani
Olivier Chenevier
Olivier Chenevier
Olivier Chenevier
Jinyi Xiao
Jinyi Xiao
Jinyi Xiao